Le buzz des faux avis d’internautes : à qui profite le crime ?

Pas aux  veilleurs en tout cas… j’imagine déjà certains dire : « faire de la veille sur les avis d’internautes, ça ne sert à rien puisque de toute façon la plupart sont faux« . A ceux là, je répondrais que le premier travail d’un veilleur n’est pas forcément de savoir si un avis est vrai ou faux, mais de l’identifier et de le définir comme une information pertinente ou non.

Par exemple, pensez-vous qu’il soit nécessaire de savoir si un commentaire du genre : «  la marque X, cé tro pa lol  » posté sur un skyblog est bidon ou non ? En revanche, si l’argumentaire est travaillé et qu’il est publié sur un site à forte visibilité, vrai ou faux, il faudra obligatoirement le collecter en tant qu’information de veille pertinente. Après, bien évidemment, le veilleur (curieux par nature) cherchera à définir la crédibilité des propos tenus, en sollicitant de préférence un expert du domaine.

Bref, le mois d’août a vu ressurgir en force le sujet des faux avis de consommateurs sur Internet, lequel s’est répandu comme un véritable virus sur la toile. Je dirais même comme une « idée virale » pour reprendre un concept de l’excellent Seth Godin. Il s’agit en effet d’une belle idée virale qui s’ancre tout doucement dans nos cerveaux et qui nous murmure : « ne te fie pas aux avis d’internautes que tu ne connais pas« .

Du coup, quand on se demande à qui pourrait profiter ce buzz autour des faux avis d’internautes, la réponse qui vient tout de suite est :

Les réseaux sociaux pardi !

Considérant que la caractéristique principale des réseaux sociaux est de relier des personnes identifiées clairement, comment ne pas penser qu’une perte de confiance dans les avis d’internautes « inconnus » ne profitera pas automatiquement aux recommandations entre « amis » ?

Qu’y a-t-il de plus crédible que l’avis d’une personne que l’on connait et qui met en jeu sa (e-)réputation sur chacun de ses avis ?

Les internautes consommateurs vont-ils finir par totalement occulter les avis trouvés via google pour ne se fier qu’aux recommandations de leurs amis facebook ?  Rien n’est moins sûr…

Avis donc à ceux qui cautionnent et usent de ce genre de pratiques : vous êtes en train de faire les affaires de facebook (pour ne citer que ce réseau social). Et j’ajouterais également : à quoi ça sert un faux commentaire ?

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6 Responses to “Le buzz des faux avis d’internautes : à qui profite le crime ?”

  1. ecran2veille ecran2veille dit :

    RT @VeilleurDeJour: Le buzz des faux avis d’internautes : à qui profite le crime ? | Veilleur de jour: http://www.veilleurdejour.com/le-buzz-de...
    via Twitoaster

  2. AstridSalin dit :

    Bonjour,

    Votre volonté d’orienter le débat des faux avis vers des avis pertinents est légitime mais j’aurai à remarquer que un avis type skyblog « la marque X, cé tro pa lol » peut avoir un impact important pour une catégorie de consommateurs et des amis de l’auteur du message. Surtout que ce genre de remarque engage souvent la communauté du jeune auteur à réagir (approuver ou à demander des explications).

    De même, un avis pertinent et écrit dans un français correct aura un impact important mais s’il est faux pourra cacher des aspects importants voire essentiels. Et, donc tromper le consommateur dans son choix.

    Je suis community manager pour wizme.fr
    Nous travaillons sur également sur ce sujet des faux avis et de la pertinence des avis consommateurs.

    Nous sommes en passe de sortir une solution correspondant à votre questionnement  » Qui a t’il de plus crédible que l’avis d’une personne que l’on connais et qui met en jeu sa (e-)réputation sur chacun de ses avis ?  »
    En effet, wizme.fr s’appuie à la fois sur l’identité publique d’une personne et sur la mise en avant des avis de ses amis ou à défaut d’experts identifiés. Ce double critère permet à la fois une plus grande pertinence et une plus grande confiance en l’avis publié.

    Si vous êtes intéressé par le sujet, je vous propose de visiter notre page Facebook http://www.facebook.com/getwizme ou par mail via astrid [at] wizme.fr

    Merci encore pour ce billet très pertinent, justement.

    Astrid

  3. AstridSalin AstridSalin dit :

    Post pertinent sur les avis conso RT @VeilleurDeJour: Le buzz des faux avis d’internautes : à qui profite le crime ? | http://www.veilleurdejour.com/le-buzz-de...
    via Twitoaster

  4. Mickael dit :

    @AstridSalin Merci pour cette remarque. En effet, mes exemples sont volontairement caricaturaux et peuvent être jugés pertinents ou non selon des critères définis par chacun. Même si cela énervera le non initié, le « ça dépend » est de mise lorsqu’il s’agit de savoir quelles sont les informations pertinentes à collecter lors d’une veille.
    Pour en revenir au sujet principal de mon billet, l’idée virale de la prolifération des faux avis joue visiblement en faveur de votre service… et je vois que vous n’hésitez pas à surfer dessus ;-)

    • AstridSalin dit :

      Je suis d’accord avec vous, la grande visibilité du problème est favorable à notre cause et au site qui lui est rattaché… Tout comme un feu de forêt offre une grande visibilité aux pompiers qui viennent l’éteindre ou sensibiliser les gens au problème avec des conseils pour les éviter ! Leur action n’est pas néfaste pour autant, car tout feu a besoin de ses pompiers. Nous voulons bien être les pompiers du problème des faux avis, pour sensibiliser au problème, et tenter de l’exterminer :p

      Cette exposition médiatique est en quelque sorte la raison d’être du projet wizme, qui était claire sur ses intentions dès le mois de décembre 2009: “apporter à la connaissance des consommateurs le problème des faux avis” afin “d’augmenter la pression sur ceux qui les publient” puis proposer des solutions.

      Puisque nous sommes les seuls à nous êtres penchés de si près sur le problème, nous sommes régulièrement sollicités par des journalistes pour apporter un éclairage sur le sujet. Les journalistes du Figaro, de la tribune.fr, et de France 2, nous avaient au préalable contactés pour recueillir des informations pour leurs différents sujets. Aider des journalistes fait partie de notre mission, car ils sont presque les seuls à avoir le pouvoir de sensibiliser tous les consommateurs rapidement! et nous les aidons que cela nous apporte visibilité ou non (comme le prouve l’article sur LaTribune.fr).

      Nous aimons à penser que l’engagement de Timothée de Laitre (@TimDL), fondateur de wizme, sur le sujet depuis 9 mois, a contribué à une prise de conscience du problème par les médias. Et, par eux, la prise de conscience grandissante des consommateurs sur l’ampleur du phénomène des faux avis. Timothée a commencé à se pencher sur le sujet après avoir été personnellement victime de faux avis mais, aussi par la rencontré des pros de la com’ qui lui ont parlé de ces pratiques et lui ont fait prendre conscience de l’ampleur de la chose.

      Effectivement, pour moi en tant que community manager, la crédibilité du fondateur et la publicité du sujet que l’on traite m’est très profitable. =D

      Astrid

  5. LaurentB dit :

    Pour remonter à la source du problème, il faut dire que les sites e-commerce pensent tous qu’ils sont assez bons pour générer de l’User Generated Content.
    Sauf que…
    Ils ont oublié qu’il faut une sacrée volumétrie avant de pouvoir prétendre à générer une émulsion communautaire.
    Tous ces fameux sites ont piqué une fonctionnalité phare d’Amazon sans comprendre qu’on ne peut pas copier ce mastodonte de manière générique.
    J’en parle dans un billet récent http://www.laurentbourrelly.com/blog/698.php

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